et la vie à l’infini

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(http://www.pokebip.com/pokemon/membres/galeries/1411/1411297439039860700.png)

Seule la mort ne tue pas à jamais

Sa violence assourdissante ressuscite l’être, le mot, le parfum, le sentiment. Comme une seconde vie à l’envers, à rebours, à contresens. Un méli mélo de sensations, un tohu bohu de sentis et de ressentis, un prisme noir révélateur de couleurs défendues

Oui Il n’y a qu’avec la mort que les choses ne disparaissent pas tout à fait

Comme l’opposé de l’amour, cet infini qui n’est pas doux

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ma mère

Il y trois ans ma fille me l’avait offert , de ces cadeaux des fêtes des mères faits à l’école, aujourd’hui à mon tour de l’offrir à celle qui repose dans mon coeur et à côté de laquelle j’aimerai dormir quand viendra l’heure, elle dont, dans une vie foetale, j’ai connu les entrailles 

Pour ma mère – poème de Maurice Carême

Il y a plus de fleurs.
Pour ma mère en mon coeur
Que dans tous les vergers
Plus de merles rieurs
Pour ma mère en mon coeur
Que dans le monde entier.
Et bien plus de baisers
Pour ma mère en mon coeur
Qu’on en pourrait donner.

Il perdit cette clé comme on perd son âme. Elle rendit la même clé comme on rend l’âme…

Il n’aimait pas garder les clés car il détestait par dessus tout ressembler à tous ceux qui  les égarent systématiquement  et les cherchent perpétuellement comme des choses essentielles de leur quotidien. Un peu comme ces êtres dénués d’objectifs qui, inconsciemment se créent des habitudes ou encore s’inventent des angoisses de perdre ce qui donne sens à leur vie et tournent inlassablement en rond sans jamais trouver l’objet de leur quête.

Mais cette clé  empruntée, qu’ils s’étaient promis de garder  tous deux comme un remontoir d’un jouet qui les divertissait, un sésame d’une boîte à musique qu’ils s’étaient juré d’actionner comme des chefs d’orchestre pour eux-mêmes et pour d’autres, le temps d’un été, ne plus l’avoir en sa possession, le tétanisait.

Non pas comme une trahison à un serment quel seuls les enfants savent faire gravement, mais comme une lassitude de devoir écouter le cliquetis de toutes les clés pendues aux  trousseaux des siens sauf la magie de la douce rêverie ludique, passerelle vers un imaginaire qui, sans bruit, lui aurait ouvert bien des champs ignorés

Incurable

Il se lève de son siège de fortune difficilement, dans l’effervescence du matin dans ce quartier d’affaires, pour déplacer la barrière et me permettre de stationner. je freine sec avec juste l’envie de la lui voler des mains. et lui demander de retourner chez lui.. mais il n’a ni l’âge ni les moyens de la retraite. Et je n’ai pas non plus les moyens de cet élan qui restera silencieux. Son pied est bandé, enflé. La faucheuse s’installe insidieusement par le bas, en lui. La gangrène du diabète. j’en suis certaine. Amputés de moyens, lui pour pouvoir se soigner, moi de le soulager. Amputé (s), voilà ce que nous sommes, voilà la transition qui l’attend…

1905

 Quand je vois une femme porter le voile, je pense automatiquement qu’elle est l’instrument d’un discours machiste ou religieusement patriarcal et liberticide. Mais en tant que personne jalouse des libertés et des droits individuels, et de la liberté de conscience , je ne peux pas être en contradiction avec ces postulats et déclarer la guerre à la voilée. je préfère comprendre et plutôt encourager à agir sur ces « valeurs » si éloignées des miennes qui couvrent la femme. D’autant évidemment on n’a encore jamais vu une société matriarcale où la femme a instauré un système religieux qui voile l’homme tout en lui faisant croire que c’est ce que veut Dieu car il serait juste un torchon imparfait qui a précédé sa création à elle.

http://www.lopinion.fr/11-aout-2013/patrick-weil-qu-on-laisse-en-paix-femmes-voilees-2885