Des rêves de béton

Il avait une superbe écornée à l’image de ce corps sans beauté mais travaillé dans ses contours pour plaire.
Il avait rêvé de murs et de terres sans rider ses mains ni habiter son corps.
Il avait le sourire joli mais hésitant sur des dents ébréchées qui racontait sa mécanique intérieure, sa façon de la nourrir, de ne pas la soigner que son regard de myope voilait sur des yeux de béton
La mort, il ne la craignait pas ni celle de son corps ni celle de ses projets. Il ne faisait les choses qu’à moitié pour ne jamais s’écrouler ni donner. Le verbe pronominal chez lui était réfléchi.
L’inachevé lui servait de pied de nez à son environnement affectif et physique lézardé…

 

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